Quels sont les différents traitements disponibles ?

Quels sont les différents traitements disponibles ?

Il n’existe pas aujourd’hui de traitements qui permettent de guérir la Fibrose Pulmonaire Idiopathique ou FPI. Cette maladie se caractérise par la formation progressive de tissu fibreux (fibrose) dans les poumons(1). Responsable de problèmes respiratoires chroniques, la FPI nécessite des traitements spécifiques, qu’ils soient médicamenteux ou non. L’objectif de la prise en charge est de soulager les symptômes de la maladie, et autant que possible de freiner sa progression(1,2).

 

LES MÉDICAMENTS POUR TENTER DE RALENTIR L’EVOLUTION de la maladie

Depuis quelques années, la recherche médicale a fait de nombreux progrès grâce aux différents essais cliniques. Les malades peuvent aujourd’hui accéder à des traitements dits anti-fibrosants(2,3). L’objectif de ces médicaments est de ralentir la progression de la fibrose. Celle-ci serait liée à une agression des alvéoles pulmonaires, qui aboutirait à la formation de cicatrices dans les poumons(1). Ainsi, même si les personnes traitées ne ressentent pas forcément d’amélioration, la maladie s’aggrave moins avec un traitement anti-fibrosant(4).

Les médicaments anti-fibrosants peuvent apporter des bénéfices à la fois sur la fonction respiratoire, sur la réduction du risque de faire une exacerbation voire sur une réduction de la mortalité(5,6).

Cependant, cette option thérapeutique doit être discutée individuellement et en détails entre le médecin, le patient concerné et ses proches. En effet, la prescription des médicaments anti-fibrosants dans la FPI est autorisée mais sous des conditions strictes, avec la limitation spécifique que le diagnostic ait été posé conformément aux recommandations, notamment(5,6). Cela signifie aussi qu’après un bilan pneumologique, une concertation au sujet du patient au cours d’une discussion réunissant plusieurs spécialistes (discussion multidisciplinaire) constitue un prérequis pour la prescription d’un médicament anti-fibrosant(6).

Un traitement anti-fibrosant fait l’objet d’une surveillance rigoureuse par le médecin pneumologue(4).

UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE GRÂCE AUX TRAITEMENTS NON MÉDICAMENTEUX

Au-delà des médicaments, la prise en charge de la FPI doit être globale.

Le tabagisme contribue à la dégradation de l’état de santé du malade et aggrave l’essoufflement. Le tabagisme passif et la pollution atmosphérique doivent aussi être évités au maximum(2).

Il est important de prévenir les maladies pouvant venir aggraver la FPI, comme la grippe ou la pneumonie provoquée par le pneumocoque. Pour-cela, la seule prévention efficace repose sur la vaccination(2,3).

Une bonne hygiène est également de mise(2) :

  • Se laver ou se désinfecter les mains plusieurs fois par jour,
  • Éviter les transports en commun bondés,
  • Aérer fréquemment les pièces
  • Éviter les poignées de main pendant les périodes de grippe.

Pour améliorer la qualité de vie des patients, plusieurs traitements autres que les médicaments peuvent être utilisés : assistance respiratoire par oxygénothérapie ou réhabilitation respiratoire par exemple(2).

Le recours à un apport supplémentaire en oxygène

Au cours de la FPI, les échanges gazeux se détériorent généralement de manière progressive jusqu’à un stade avancé de la maladie. Un apport d’oxygène supplémentaire (oxygénothérapie) peut alors être nécessaire pour améliorer la qualité de vie du patient(1,2).

Concrètement, comment cela se passe ?

Ce traitement peut avoir lieu à domicile avec des lunettes nasales reliées un conteneur d’oxygène liquide.

Pour pratiquer de courtes promenades ou tout simplement pour faire des courses, les patients peuvent utiliser un réservoir d’oxygène portatif sur batterie(1,2). Ce dispositif permet de gagner en mobilité.

La réhabilitation respiratoire

Toujours dans l’objectif d’améliorer la qualité de vie et la capacité à pratiquer un effort, la réhabilitation respiratoire peut être prescrite. Cette technique ré-entraine à l’effort et réhabitue les muscles périphériques à être sollicités(1,7). Pourquoi la réhabilitation respiratoire est-elle importante ? Elle apporte des solutions pour mieux gérer sa maladie et ses symptômes au quotidien. Sur vélo d’intérieur, sur tapis roulant, ou encore en sollicitant les membres, la réhabilitation respiratoire correspond à des séances de musculation et d’endurance(1). La majorité des patients se sentent mieux après la réhabilitation respiratoire.

C’est un travail d’équipe qui associe différents professionnels de santé : kinésithérapeutes, infirmier(e)s ou médecins par exemple. Elle est réalisable aussi bien à l’hôpital, qu’en cabinet de ville ou encore à domicile. L’objectif est que le patient maintienne une activité physique minimale et puisse réaliser seul chez lui les exercices qu’il a d’abord appris avec un kinésithérapeute(1,2,7).

À la découverte d’un programme de réhabilitation respiratoire en centre

À qui s’adresse un programme de réhabilitation respiratoire ? Quels en sont les objectifs ? Qui accompagne les patients ? Quelles sont les activités proposées ? Ce documentaire réalisé au centre de Dieulefit Santé peut vous apporter des réponses sur les questions que vous vous posez sur la réhabilitation respiratoire et de sa mise en pratique.

 

Ils vous parlent de leur programme de RÉhabilitation respiratoire

Trois patients témoignent de leur vécu du programme de réhabilitation respiratoire au sein du centre de Dieulefit Santé. Quelle a été leur motivation ? Quels bénéfices ont-ils pu observer ? Un vent nouveau souffle sur la réhabilitation respiratoire !

Le recours à la greffe

Chez les personnes atteintes d’une insuffisance respiratoire très invalidante, la greffe de poumons ou plus précisément la transplantation pulmonaire peut devenir le seul recours possible. La transplantation pulmonaire consiste à remplacer un ou deux poumons, par des poumons provenant d’un donneur d’organe. Elle concerne habituellement les patients autour de 65 ans et n’ayant pas ou peu d’autres problèmes de santé associés(1).

Cette éventualité doit être discutée avec son pneumologue, puis une équipe de transplantation.

Tous ces points peuvent susciter des questions, les patients ne doivent pas hésiter à en parler avec leur équipe soignante.