Quel impact sur les poumons de la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) ?

Où se trouvent les poumons ?

Les deux poumons sont les principaux organes de la respiration. Ils sont localisés dans le thorax, de chaque côté du cœur (1).

  • L’air que nous inspirons gonfle progressivement les poumons comme un ballon.
  • Lorsque nous expirons l’air, les poumons se dégonflent à nouveau. L’air, inspiré au niveau du nez et de la bouche, passe dans la trachée, puis dans un réseau de conduits appelés bronches, qui se ramifient jusqu’aux bronchioles qui débouchent dans de minuscules sacs appelés les alvéoles pulmonaires.

Comment fonctionnent les poumons ? (1-2)

Le rôle des poumons est vital. Ils sont le siège d’échanges gazeux qui permettent l’oxygénation de notre corps (O2) et l’évacuation du gaz carbonique, produit en déchet (CO2).

L’oxygène (O2) passe dans le sang au niveau des alvéoles, qui sont situées près des vaisseaux sanguins. Le sang diffuse ensuite l’oxygène à travers tout l’organisme.

En retour, les poumons rejettent le gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Là encore, c’est au niveau des alvéoles que le gaz carbonique (CO2) va être échangé entre les vaisseaux sanguins qu’il a traversés et les poumons. Il est ensuite expiré. Un excès de gaz carbonique (CO2) dans le corps est toxique.

Que se passe-t-il au niveau des poumons dans la FPI ? (3-7)

Dans la FPI, les échanges gazeux (oxygène et gaz carbonique) essentiels à notre bonne santé sont plus difficiles. Cette maladie des poumons est complexe ; tous les mécanismes qui en sont à l’origine ne sont pas élucidés. Il est cependant supposé que la répétition d’agressions au niveau des poumons (tabac, infections, pollution, reflux gastro-œsophagien…) et une perturbation de la réparation des tissus sont à l’origine de cicatrices dans les poumons. Un tissu cicatriciel anormal se forme alors entre les alvéoles pulmonaires et les vaisseaux sanguins. De ce fait, une structure typique en « rayons de miel » apparaît et le tissu pulmonaire perd son élasticité.

Les poumons diminuent en volume et l’oxygénation est de plus en plus difficile du fait de l’épaississement de ce tissu cicatriciel, limitant les échanges gazeux. Les personnes malades sont essoufflées d’abord à l’effort, puis au repos.